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L’histoire de l’électricité : GASTON PLANTE

Si on peut affirmer sans équivoque, que la pile de Volta est une immense innovation, la tension qu'elle produit aux bornes de ses pôles décroît au cours de son utilisation.

Ainsi plusieurs chimistes ou ingénieurs, comme Bunsen ou Leclanché, ont recherché le moyen de perfectionner ces piles, en leur faisant délivrer une tension constante.

 

L’ACCUMULATEUR :

Gaston Planté, physicien et inventeur français, travaillant au Conservatoire des arts et métiers, et essentiellement renommé pour son invention de l'accumulateur électrique (batterie au plomb), met au point une nouvelle source d'énergie qu'il nomme « pile secondaire ».

En trempant dans une cuve remplie d'acide sulfurique dilué, des plaques à base de plomb il obtient une électrolyse qui oxyde la plaque reliée au pôle positif. En unissant les plaques ainsi « polarisées », un courant électrique circule et se maintient jusqu'au retour des plaques à l'état initial. Il invente, ainsi, en 1859, l'accumulateur plomb/acide, la première batterie électrique rechargeable de l’histoire.

L'année suivante, il présente une batterie au plomb de neuf cellules à l'Académie des sciences.

Cette batterie sera perfectionnée et rendue plus fiable en 1881 par Camille Alphonse Faure, autre ingénieur chimiste français. Batterie qui connaîtra un immense succès dans les premières voitures électriques et qui permettra en 1899 à une voiture électrique, la « Jamais contente », de dépasser la vitesse de 100 km/h.

 

« La machine rhéostatique » :

Planté s'intéresse également à de nombreuses applications de l'électricité, comme la galvanoplastie ou la production d'ozone et pour mieux comprendre les différences entre « électricité statique » et « courant électrique », et fabrique, en 1877, un appareil mécanique qu'il dénommera la « machine rhéostatique ». Cet appareil se compose d’un ensemble de condensateurs au mica, d’un commutateur rotatif et d’une série de contacts qui chargeront alternativement à partir d’une batterie de tension élevée un ensemble des condensateurs en parallèle puis connectés en série.

Cette machine permet ainsi de multiplier la tension de la batterie par le nombre de condensateurs pour obtenir de très hautes tensions « THT » de l'ordre de 100 000 V. En faisant tourner l'axe rapidement, on crée une succession rapide d'étincelles de plusieurs centimètres de long.

Avec cette technique, il étudie le claquage électrique de l'air, la formation des figures de Lichtenberg et le comportement des fils fins parcourus par un courant électrique intense.

Cette machine est le précurseur mécanique du générateur de Marx actuel, appareil plus connu sous le nom de générateur de choc, et utilisé pour tester le matériel électrique haute tension.

 

Cette batterie est devenue le premier type de batterie rechargeable commercialisé, et, lorsque vous soulevez le capot de votre voiture, sachez que les batteries de nos voitures actuelles fonctionnent toujours essentiellement selon le même principe de Planté.

Avec ces histoires sur l’électricité peut-être aurez-vous la curiosité d’ouvrir les livres de technologie et que votre imagination deviendra le progrès de demain.

L’habitude, n’étant pas coutume, je laisse à un autre collègue le soin de vous entrainer plus loin dans cette fabuleuse histoire de l’électricité.

« Terminé barre et machine », je peux m’envoler ainsi vers une retraite bien méritée !

Patrick Champion

Auteur de l'article

Patrick.C

Directeur pédagogique

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